Mouna Daimallah
« Je m’appelle Mouna Daimallah, je suis née en 2000 à Alger. J’ai obtenu un master en art contemporain (Paris 1 / Paris 8). Mon dernier mémoire portait sur la notion de coupure, avec pour sujet : comment saisir le lien à travers la coupure. En 2023, j’ai été lauréate du prix Michel Journiac. Depuis septembre 2024, je suis en troisième année aux Beaux-Arts de Paris. Je présenterai mon diplôme de premier cycle en septembre 2025. Ma pratique plastique personnelle se caractérise par un travail à partir d’enregistrements filmiques et sonores récoltés à Alger. L’élaboration de mes réalisations vidéographiques se fait en cycle sur deux temps, deux lieux, deux saisons. En été, je mets en place un processus de collecte d’images et de sons, je capture ce qui est présent dans mon environnement, des paysages, des visages, des textures, des discussions. J’observe, je filme, j’archive. En hiver, je reviens à Paris et emporte avec moi ces archives, témoignages et morceaux du quotidien d’Alger, ils constituent une banque d’images et de sons qui forment la matière première de mes expérimentations plastiques. Je me rends compte que la notion de coupure est présente dans chaque aspect de mes travaux vidéographiques : coupure avec avec le lieu de vie, celle qui déclenche la collecte et l’accumulation d’archives; coupure de chaque instant de la vie filmé ; et coupures au montage. Par ailleurs, je pense mes installations comme un prolongement de mes videos, elles marquent les continuités, les ruptures, et permettent de materialiser cette relation aux images. »