A region in revolt Mapping the recent uprisings in north african and west asia

A wave of mass protest movements has spread across North Africa and West Asia, including Sudan, Algeria, Iraq, Lebanon and Iran. The mass protests have much in common, from opposing authoritarian regimes and worsening economic situations to demanding radical changes in social relations. Despite their similarities, each protest movement operates under different conditions that cannot be ignored. The specific historic, political and economic contexts of each country have determined who the key actors of the uprisings are and their location across old and new divides. This book elaborates on these similarities and differences to paint a clearer picture of these movements and draw out lessons to inform future struggles.

Negociating dissidence the pioneering Women of Arab Documentary

Cet ouvrage examine comment les femmes documentaristes du monde arabe ont trouvé des moyens de négocier subtilement la dissidence dans leurs films malgré la censure sévère, la morale conservatrice et le manque d’investissements. Stefanie Van de Peer retrace les tout débuts des femmes arabes réalisant des documentaires au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, des années 1970 et 1980 en Égypte et au Liban, aux années 1990 et 2000 au Maroc et en Syrie.

Le livre aborde le contexte de production, de distribution et de diffusion des films, et examine comment ces documentaristes ont exprimé le désaccord avec les outils à leur disposition. L’ouvrage se concentre sur sept réalisatrices pionnières : l’Égyptienne Ateyyat El Abnoudy, la Libanaise Jocelyne Saab, la Tunisienne Selma Baccar, l’Algérienne Assia Djebar, la Palestinienne Mai Masri, la Marocaine Izza Génini et la Syrienne Hala Alabdallah Yaktoub. Ces femmes sont considérées comme des pionnières parce qu’elles représentent les exemples les plus significatifs et les plus influents, et ont développé des styles de réalisation dissidents dans des environnements souvent hostiles où la censure et les attitudes conservatrices envers les femmes et le genre ont dominé.

An Oral History of the Palestinian Nakba

In 2018, Palestinians mark the 70th anniversary of the Nakba, when over 750,000 people were uprooted and forced to flee their homes in the early days of the Israeli-Palestinian conflict. Even today, the bitterness and trauma of the Nakba remains raw, and it has become the pivotal event both in the shaping of Palestinian identity and in galvanising the resistance to occupation.

Unearthing an unparalleled body of rich oral testimony, An Oral History of the Palestinian Nakba tells the story of this epochal event through the voices of the Palestinians who lived it, uncovering remarkable new insights both into Palestinian experiences of the Nakba and into the wider dynamics of the ongoing conflict. Drawing together Palestinian accounts from 1948 with those of the present day, the book confronts the idea of the Nakba as an event consigned to the past, instead revealing it to be an ongoing process aimed at the erasure of Palestinian memory and history. In the process, each unique and wide-ranging contribution leads the way for new directions in Palestinian scholarship.

These Bodies of Water : A personal history of the british empire in the middle east

After a challenging job interview, Sabrina Mahfouz confronted a persistent question about whether she could be trusted as a woman of Middle Eastern heritage. She traced this back to the British Empire’s historical dominance in the Middle East. The book combines memoir, history, politics, myth and poetry, following Middle Eastern coastlines and waterways vital to the Empire’s influence. It explores Britain’s relationship with the Middle East and how imperialism continues to affect contemporary identity and belonging.

De Clerck, Dima ; Malsagne, Stéphane

De 1975 à 1990, le Moyen-Orient est ébranlé par l’un des conflits les plus longs et les plus destructeurs de son histoire contemporaine. Rupture traumatique fondamentale pour les Libanais, ce conflit aux multiples facettes et enjeux est l’une des sources majeures qui éclaire les impasses d’un Liban en crise profonde depuis les événements d’octobre 2019. Il préfigure aussi à bien des égards les violences extrêmes (massacres, crimes de guerre et déplacements de population) à l’oeuvre en ex-Yougoslavie aux lendemains de la guerre froide, et dans les guerres du XXIe siècle en Irak, en Syrie et au Yémen.

Longtemps réduite à sa dimension de guerre civile ou de conflit à dimension régionale, la guerre du Liban est d’abord un conflit fortement connecté à l’espace-monde, aux fortes implications militaires, politiques, économiques, sociales, mais aussi culturelles. Le renouvellement récent et profond de l’historiographie sur le sujet invite plus que jamais à proposer une nouvelle lecture de ce conflit global.

Khalidi, Rashid

Rashid Khalidi nous donne à lire une histoire restée jusqu’ici inédite, celle d’un Etat palestinien qui n’a jamais réussi à se créer.
A partir d’un travail en profondeur sur les sources, arabe, britannique et française, l’auteur nous permet de comprendre pourquoi l’Etat palestinien est resté introuvable.
Volontiers critique, à propos notamment des divisions intra-palestiniennes, Khalidi reconstitue la généalogie complexe des difficultés de la Palestine à exister, encerclée par les ingérences extérieures, anglaises hier et américaines aujourd’hui.
Dans un Moyen Orient assombri par l’intensité des conflits qui le traverse, voici un essai lumineux pour avoir enfin les idées claires sur une question centrale, la question palestinienne.

Lazali, Karima

Psychanalyste, Karima Lazali a mené une singulière enquête sur ce que la colonisation française a fait à la société algérienne, enquête dont elle restitue les résultats dans ce livre étonnant. Car elle a constaté chez ses patient·e·s des troubles dont rend mal compte la théorie psychanalytique. Et que seuls les effets profonds du « trauma colonial » permettent de comprendre : plus d’un demi-siècle après l’indépendance, les subjectivités continuent à se débattre dans des blancs de mémoire et de parole, en Algérie comme en France.

Elle montre ce que ces « blancs » doivent à l’extrême violence de la colonisation : exterminations de masse dont la mémoire enfouie n’a jamais disparu, falsifications des généalogies à la fin du xixe siècle, sentiment massif que les individus sont réduits à des corps sans nom… La « colonialité » fut une machine à produire des effacements mémoriels allant jusqu’à falsifier le sens de l’histoire. Et en cherchant à détruire l’univers symbolique de l’« indigène », elle a notamment mis à mal la fonction paternelle : « Leurs colonisateurs ont changé les Algériens en fils de personne » (Mohammed Dib). Mais cet impossible à refouler ressurgit inlassablement. Et c’est l’une des clés, explique l’auteure, de la permanence du « fratricide » dans l’espace politique algérien : les fils frappés d’illégitimité mènent entre frères une guerre terrible, comme l’illustrent le conflit tragique FLN/MNA lors de la guerre d’indépendance ou la guerre intérieure des années 1990, qui fut aussi une terreur d’État.

Une démonstration impressionnante, où l’analyse clinique est constamment étayée par les travaux d’historiens, par les études d’acteurs engagés (comme Frantz Fanon) et, surtout, par une relecture novatrice des œuvres d’écrivains algériens de langue française (Kateb Yacine, Mohammed Dib, Nabile Farès, Mouloud Mammeri…).

La Septième Porte Une histoire du cinéma au Maroc de 1907 à 1986

Ahmed Bouanani (1938-2011), auteur d’une œuvre littéraire immense et en grande partie inédite, disait n’écrire que pour lui-même et pour quelques amis. À l’entendre, on croirait presque que les quatre livres publiés de son vivant l’ont été contre sa volonté. Le seul ouvrage qu’il tenait explicitement à voir paraître est celui que vous tenez entre les mains.

En 1987, une revue nommée Nejma arbore une quatrième de couverture inhabituelle. Elle annonce que « Bouanani cherche éditeur » pour son ouvrage de 300 pages sur le cinéma au Maroc. En tant que cinéaste, il avait pu constater la difficulté de produire librement des films à la hauteur de l’enjeu historique qui s’imposait à sa génération : comment, au sortir de la longue nuit coloniale, donner à voir aux Marocains une image juste d’eux-mêmes, sans mépris ni complaisance ? Trente ans après l’Indépendance, il était urgent de faire le point.

Pour Bouanani, écrire ce texte relevait d’une nécessité intime, d’une responsabilité dont il se sentait investi. Personne d’autre n’avait écrit ni, pressentait-il à juste titre, n’allait écrire cette histoire. Le projet demeura, hélas, longtemps empêché. 33 ans plus tard, La Septième Porte paraît enfin, grâce aux efforts conjugués de nombreuses personnes dévouées à l’œuvre de Bouanani et à la mémoire du cinéma marocain.

La Septième Porte est un texte hybride au souffle prodigieux. C’est un livre d’histoire qui se lit comme un roman d’aventure, le roman haletant d’une naissance semée d’obstacles : la naissance inachevée d’un cinéma national. C’est, mise en récit, la quête enthousiaste et contrariée d’un art qui sache à la fois honorer la mémoire collective et façonner les images d’un avenir partagé.

Aux Pays De L’or Noir, Une Histoire Arabe Du Pétrole,

L’après-pétrole est désormais un mot d’ordre dans les pays arabes. Dans le nouvel orientalisme que les pays du Golfe offrent à leurs touristes, l’or noir est relégué à l’arrière-plan. En ce début de XXIe siècle, la transition économique est pourtant particulièrement difficile pour les pays arabes, tant elle implique un changement radical de leur modèle de société. En un peu plus de deux générations, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, ces tard-venus du pétrole ont vécu une transformation sans équivalent dans le reste du monde, passant de l’opulence à l’austérité et de l’enthousiasme au désenchantement. Fondement d’un panarabisme volontiers révolutionnaire avant d’être le pilier d’États autoritaires, moteur de l’industrialisation des économies, exploité sans scrupules par l’État islamique, le pétrole a façonné le monde arabe et conditionné les rapports que nous entretenons avec lui. Sous la plume de Philippe Pétriat, Aux pays de l’or noir. Une histoire arabe du pétrole (Gallimard, coll. « Folio Histoire », 2021) décrit l’expérience que les pays arabes ont faite de l’ère du pétrole, depuis les premiers forçats de l’industrie jusqu’aux hérauts de la modernité post-pétrolière. En donnant la priorité aux sources arabes, il dévoile un versant surprenant de l’histoire de l’énergie du monde contemporain.

L’État De Barbarie

Compilation de textes de Michel Seurat sur la nature « barbare » du régime syrien issus de trois recueils : L’État de barbarie, La Syrie aujourd’hui et Les Frères musulmans. Le chercheur a consacré sa vie à l’étude du régime d’Assad et a observé la montée des Frères musulmans, de l’islamisme et la fragmentation communautaire et confessionnelle de la société.

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