Planète afro-berbère

La réédition augmentée du guide du musée Tiskiwin à Marrakech, créé par le collectionneur et anthropologue Bert Flint à la suite de ses différents voyages à travers l’Afrique transsaharienne : un livre de poche visant à partager avec un large public le grand périple des arts afro-berbères du Haut Atlas oriental au fleuve Niger, où se joue l’émergence d’une culture visuelle à la fois millénaire et contemporaine qui s’étend du Maghreb aux pays du Sahel.

ʿAṣfūriyyeh A History of Madness, Modernity, and War in the Middle East

ʿAṣfūriyyeh (formally, the Lebanon Hospital for the Insane) was founded by a Swiss Quaker missionary in 1896, one of the first modern psychiatric hospitals in the Middle East. It closed its doors in 1982, a victim of Lebanon’s brutal fifteen-year civil war.

The book uses the rise and fall of this institution as a lens through which to examine the development of modern psychiatric theory and practice in the region as well as the socio-political history of modern Lebanon. ‘Aṣfūriyyeh becomes a window into social-policy questions relating to dependency and welfare, definitions of deviance, the relation of mission to empire, state-building processes, and the relation of medical authority to religion.

Abi-Rached shows how ʿAṣfūriyyeh’s role shifted from a missionary enterprise to a national institution with wide regional influence. She offers a gripping chronicle of patients’ and staff members’ experiences during the Lebanese civil war and analyzes the hospital’s distinctive nonsectarian philosophy. When ʿAṣfūriyyeh closed down, health in general and mental health in particular became more visibly sectarianized—monopolized by various religious and political actors. Once hailed for its progressive approach to mental illness and its cosmopolitanism, ʿAṣfūriyyeh became a stigmatizing term, a byword for madness and deviance, ultimately epitomizing a failed project of modernity. Reflecting on the afterlife of this and other medical institutions, especially those affected by war, Abi-Rached calls for a new ethics of memory, more attuned to our global yet increasingly fragmented, unstable, and violent present.

Enquête sur les bijoux Amazighs

Enquête sur les bijoux amazighs restitue une série de dessins réalisés dans le cadre d’une visite sur le terrain par Ahmed Bouanani. Ethnographe et illustrateur, Bouanani analyse la construction des bijoux berbères en esquissant une taxonomie et une géographie du symbolisme formel des groupes amazighs au Maroc.

Une éducation algérienne

Wassyla Tamzali est née dans une célèbre famille algérienne de notables qui a joué un rôle important dans la guerre de libération, née dans une grande ferme coloniale au bord de la mer. Sa jeunesse ne lui a laissé que des souvenirs de bonheur et l’odeur des fleurs d’oranger. Une tragédie a tout changé : en 1957, son père est assassiné par un jeune recruteur du FLN.

Malgré cette tragédie et la nationalisation ultérieure des propriétés familiales, la jeune femme s’enthousiasme pour la construction de la nouvelle Algérie, adoptant toutes ses utopies, avant que les illusions ne tombent durant les années du terrorisme islamiste. Ce récit passionné introduit les lecteurs dans le monde intime d’un milieu peu connu, qui avait fait le double pari de l’indépendance et du maintien de l’héritage acquis pendant la colonisation.

À 20 ans au moment de l’indépendance, Wassyla s’enthousiasme pour la révolution, mais fait face à l’amère déception de la réalité du socialisme algérien et à la barbarie de la répression, ce qui l’amène à quitter l’Algérie pour Paris, où elle continue à se battre pour les droits des femmes à l’UNESCO.

Ne m’oublie pas

Aucun nom inscrit au dos de l’image, aucune nationalité, aucune date non plus. Photos d’identité, photos grand format en pose de studio, portraits retouchés et pastellisés… Ce livre est né de la découverte par Jean-Marie Donat du fonds photographique du Studio Rex situé dans le quartier populaire de Belsunce à Marseille, essentiellement composé de photos de migrants d’Afrique du Nord et de l’Ouest.

Le Maghreb à l’épreuve de la décolonisation

Analyse les transformations de l’Afrique du Nord au contact du colonisateur.

En guerre(s) pour l’Algérie

La guerre s’est achevée il y a soixante ans en Algérie. Elle a marqué durablement les sociétés française et algérienne et touché directement des millions de personnes. Comment ces Français et ces Algériens ordinaires l’ont-ils vécue ? Quinze femmes et hommes ont accepté de confier leurs souvenirs de jeunesse. Leurs témoignages sont essentiels pour écrire une histoire qui ne soit pas seulement celle des décisions et des grands événements politiques et militaires. Ils éclairent ce que furent des vies simples prises dans la tourmente de la guerre.

Ils étaient appelé du contingent, militaires de carrière, harki ou militants indépendantistes (du FLN et du MNA) en métropole et en Algérie, mais aussi membre de l’OAS, simples civils algériens ou français. Conscients de l’urgence de témoigner, ils racontent la guerre vue d’un appartement d’Alger, d’une usine parisienne, du maquis, d’une caserne. Quelles peurs les habitaient ? Quels dangers ont-ils affrontés ? Quelles étaient aussi les raisons de leur engagement ? Quels étaient leurs espoirs ? Ils répondent à ces questions avec le souci constant de dire au plus vrai, de raconter au plus juste.

Les témoignages ne se situent pas d’un côté ou de l’autre de la Méditerranée. Ils ne sont pas au service d’un groupe de mémoire particulier. Au contraire. Ils permettent d’explorer les multiples facettes de ce conflit complexe où guerre de libération et luttes fratricides se sont mêlées, où destructions et ravages se sont accompagnés d’aspirations au renouveau.

La Palestine expliquée à tout le monde

Berceau des trois monothéismes, la Palestine est sous les feux de son actualité violente, depuis que la création de l’État d’Israël en 1948 l’a vue comme « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». L’histoire de la Palestine contemporaine se souvient de celle des « gens de Terre sainte » mais commence avec « son problème ». Et chacun peut sentir plus ou moins confusément que l’équilibre du monde se joue là, sur ces quelques milliers de kilomètres carrés à l’Orient de la Méditerranée.

À ceux qui disent ne rien comprendre au « conflit israélo-palestinien », Elias Sanbar répond en restituant la continuité d’une histoire – depuis le mandat britannique à partir de 1917 jusqu’à aujourd’hui – que tant de commentaires ont souvent faussée ou étouffée.

La Palestine, c’est l’histoire d’un pays absent que les Palestiniens ont emporté dans leur exil. C’est aussi le long combat qu’il leur a fallu mener pour retrouver un nom, une visibilité, une existence enfin. La Palestine d’Elias Sanbar est polychrome, terre de pluralité, des origines et des croyances.

Algiers, Third world capital

Grandes et petites histoires

Mokhtefi (née Klein), a Jewish American from Long Island, has had an exhilarating life. In the 1960s, she served as a press adviser to the National Liberation Front in postwar Algiers, before going to work with Eldridge Cleaver, who was wanted in the US for his role in a deadly shoot-out with Oakland police. Half a century later, as an eighty-nine-year-old painter living on the Upper West Side, Mokhtefi still seasons her prose with the argot of revolution.

Éléments pour un art nouveau

« Voici, réunis dans cette livraison, le contenu de deux livrets que Mohamed Khadda avait publiés de son vivant, augmenté de textes parus ici ou là. Les deux livrets (Éléments pour un art nouveau, 1972 et Feuillets épars liés, 1983) sont aujourd’hui introuvables en librairie, quoique toujours cités dans la presse. Les autres textes sont disséminés dans des publications diverses et, de ce fait, difficiles d’accès. Il m’a donc paru nécessaire de rassembler et de remettre en circulation ces essais qui, désormais, font partie du corpus de documents portant sur l’activité culturelle initiée au moment de l’accession de l’Algérie à l’Indépendance. »
Naget Khadda Vingt-quatre ans après sa disparition en mai 1991, une publication réunissant les textes les plus importants de Mohamed Khadda. Occasion, pour le lecteur, de (re)découvrir l’érudition et le talent d’essayiste de celui qui fut l’un des fondateurs de la peinture algérienne moderne.

NEWSLETTER

Chaque mois, prenez le temps d’embrasser quelques minutes de réconfort avec les productions culturelles du monde arabe et maghrébin, présentées par la newsletter du mat3amclub !