Evaporating suns

Evaporating Suns explore les mythes du golfe Arabique à travers l’art contemporain. La publication démontre que les récits mythiques transmettent la vérité aussi puissamment que les informations factuelles. Elle présente le travail de 13 artistes contemporains de la péninsule arabique qui s’engagent avec le folklore et les mythes régionaux, employant cynisme, satire et fiction pour examiner la société contemporaine. Complété par des essais d’auteurs régionaux, le livre positionne les mythes comme des outils pour aborder des questions actuelles, notamment les préoccupations environnementales, le genre et les structures de pouvoir social.

Danse danse sinon nous sommes perdus

Hadassa Tal ne cite pas son nom, mais tout désigne celle qui a révolutionné les codes de la danse à partir des années 1970. Le café Müller, théâtre de son enfance à Solingen, devenu le titre d’une de ses oeuvres, son goût de la musique et de la chanson, sa façon d’insuffler la vie sur scène. Pina Bausch n’est pas nommée mais elle traverse ce livre comme elle habitait tout espace scénique : par petites touches, inventive et légère, toute en déséquilibres maîtrisés, dans une gestuelle inouïe, quasi hypnotique, qui s’apparentait souvent à une tentative d’envol vers le bonheur. Les mots aussi dansent sur le papier. Ils s’arrachent à la matière inerte, saisissent le mouvement sans le retenir, s’élèvent au-dessus des peines. Ils dansent, dansent, pour ne pas disparaître dans l’infini des étoiles.

Al- Sharif, Basma, Kattan, Karim, Marcon, Diegon, et al.

Un large panorama sur près de deux décennies de production de l’artiste et cinéaste palestinienne Basma al-Sharif.

Retraçant la pratique de Basma al-Sharif depuis ses œuvres récentes jusqu’à ses premières expérimentations, cet ouvrage offre un regard original sur l’évolution de son langage visuel et de ses préoccupations conceptuelles au fil du temps.

Les films et les installations de Basma al-Sharif naviguent sur les terrains instables du déplacement, du colonialisme et de la représentation, souvent façonnés par la réalité actuelle de l’occupation de la Palestine. À travers une riche sélection d’images et d’essais de commissaires d’exposition, la monographie met en lumière les cadres politiques et cinématographiques dans lesquels s’inscrivent les œuvres de l’artiste.

Le livre comprend également deux contributions littéraires nouvellement commandées : une fiction de Karim Kattan qui résonne avec les thèmes du lieu et de l’éloignement, et une conversation entre al-Sharif et l’artiste Diego Marcon, dans laquelle ils réfléchissent aux affinités partagées, aux processus artistiques et au dialogue qu’ils entretiennent depuis longtemps. Mêlant le personnel et le politique, le réel et l’imaginaire, Semi-Nomadic Debt-Ridden Bedouins rend compte de la complexité et de l’urgence du parcours artistique d’al-Sharif.

Edited by Fabian Schöneich. Texts by Lawrence Abu Hamdan, Natasha Ginwala, Ruba Katrib, Andrea Lissoni, Ramona Naddaff, Fabian Schöneich, Yasmine Seale, Theodor Ringborg, Eyal Weizman.

Richly illustrated, this book provides for the first time a visual overview of Lawrence Abu Hamdan’s works of more than a decade, and elaborates on a formal vocabulary characterized by the aesthetics of sound and language.

On the occasion of Lawrence Abu Hamdan’s exhibition at Bonniers Konsthall in Stockholm in 2021, a group of authors have been invited to engage with individual works and their underlying concepts. Abu Hamdan recognizes the space for art as a site where attention can be drawn to real socio-political conditions in order to challenge the structures behind them. The artist can therefore push at the boundaries of what constitutes testimony. The title « Dirty Evidence » comes from Abu Hamdan’s definition of evidence in which a truth value is derived from its very inadmissibility before the law. It is precisely the evidence’s figurative dirt and dirtiness that works toward the production of truth.

Texts by Mohamed Almusibli and Perwana Nazif.

An artist book providing an immersive entry point into Valentin Noujaïm’s cinematic world.

Interzone is an artist’s book published on the occasion of Valentin Noujaïm’s first institutional solo exhibition, Pantheon, taking place at Kunsthalle Basel. It accompanies the premiere of the work La Défense Volume III – Demons to Diamonds and brings together for the first time the artist’s complete La Défense trilogy (2022–25). Edited by Mohamed Almusibli and conceived by Noujaïm and graphic designer Kim Coussée, the volume contains extensive documentation of the trilogy’s development—film stills, analog photographs, archival materials—to offer glimpses behind the scenes of the artist’s collaborative process. Its nonlinear sequences create new dialogues across the trilogy and extend the exhibition’s spatial logic into print. This volume is thus both an extension of the exhibition and an autonomous work, providing an immersive entry point into Noujaïm’s cinematic world.

Valentin Noujaïm’s (born 1991) cinematic work focuses on extinguished life trajectories and reflects on the complexity of power relations within French society. Through his engagement with anti-racist struggles and spatial imaginaries, he sheds light on experiences that have been marginalized by dominant historical and national narratives.

Sismographie des luttes : répliques,

Sismographie des luttes est l’aboutissement du programme de recherche « Art global et périodiques culturels », dédié aux revues critiques et culturelles produites en dehors de l’Europe ou en situation diasporique aux XIXe et XXe siècles, qui a rassemblé un collectif international de chercheurs et d’acteurs de la scène artistique et a donné lieu au recensement de plus d’un millier de revues. Longtemps ignorées, ces revues ont pourtant constitué les épicentres d’expériences protéiformes, d’expressions politique et artistique en quête d’autonomie. Nées dans l’urgence et souvent en contexte colonial, portées par une ambition tant critique et politique qu’esthétique et littéraire, elles ont perpétué une inventivité graphique et scripturale dont il faut souligner la singularité. Elles font constamment irruption dans les luttes menées par des femmes et des hommes pour leur émancipation. Il était donc impérieux d’exhumer leurs archives et de documenter leur histoire.

Second volet d’Épicentres, Répliques rassemble les études critiques de chercheurs et d’acteurs de la scène artistique approfondissant la réflexion sur la portée de ces revues et mettant en lumière l’internationalisation des échanges, ponctuées des portraits de figures phares – W. E. B. Du Bois, Vicente Huidobro, Huda Sharawi, Rabindranath Tagore. Leurs travaux démontrent la pertinence d’une histoire des revues et, à travers elle, d’une histoire globale de l’art et de la culture, traçant de manière décentrée diverses voies et cheminements à travers l’histoire culturelle, politique et théorique du monde depuis le XVIIIe siècle.

Sismographie des luttes : épicentres,

Cet ouvrage actualise l’expérience de l’installation Sismographie des luttes, aboutissement d’un programme de recherches dédié aux revues critiques et culturelles produites en dehors de l’Europe ou en situation diasporique aux XIXe et XXe siècles. Longtemps ignorées, ces revues ont constitué les épicentres d’expériences protéiformes, d’expressions politique et artistique en quête d’autonomie. Nées dans l’urgence et souvent en contexte colonial, portées par une ambition tant critique et politique qu’esthétique et littéraire, elles ont perpétué une inventivité graphique et scripturale dont il faut souligner la singularité. Elles font constamment irruption dans les luttes menées par des femmes et des hommes pour leur émancipation.

Au fil d’une chronologie panoptique – de la première revue recensée en 1817 jusqu’à l’année 1991, qui marque la fin de l’apartheid en Afrique du Sud –, une autre histoire du monde apparaît. Par sa forme éditoriale novatrice, le livre témoigne de la dynamique sociale, intellectuelle, artistique et politique qui s’est exercée dans le monde à travers ces revues. Au croisement de l’art et de l’histoire, de la pensée et de la politique, Épicentres vise à mettre à la disposition du plus grand nombre un matériau largement méconnu, offrant un contrechamp critique au service des pratiques contemporaines.

Le racisme en école d’art

Le numéro 15 d’Afrikadaa est consacré à la question du racisme et des discriminations au sein des écoles d’art en France. Les contributions abordent différents points : le corps enseignant et la production de nouvelles pédagogies, l’accueil de la parole des étudiants, les actions menées par les directions d’écoles d’art, la création de nouveaux postes liés aux études décoloniales et postcoloniales, entre autres.

Le projet se confronte à l’institution qu’est celle de l’école d’art en France, un système qui, selon bon nombre de témoignages, est idyllique à l’extérieur et pathétique de l’intérieur. Les contributeurs n’avaient jamais envisagé que le silence exigé par les écoles d’art s’imposerait aux contributeurs.

L’espace éditorial d’AFRIKADAA a toujours été pensé comme un espace refuge et de liberté, de montrer, transmettre, parler, proposer librement. Créée en 2013, la revue d’art papier et digitale AFRIKADAA est menée par un collectif d’artistes, commissaires d’art, historiennes d’art, militantes et étudiantes.

Archives des luttes des femmes en Algérie (1988-1993)

La publication, trilingue (français, anglais, arabe), rassemble des reproductions de documents produits par des collectifs et associations féminines et féministes durant une période historique particulièrement dense et prolifique du mouvement des femmes en Algérie entre 1988 et 1993, des photographies documentant leurs actions et mobilisations, ainsi que des textes.

En 1989, une brève ouverture démocratique permet à de nombreux collectifs et associations de femmes d’exister légalement et plus librement que sous le régime du parti unique. La publication inclut des reproductions de documents produits par des collectifs et associations féministes entre 1988 et 1993, ainsi que des photographies de manifestations et de rassemblements (notamment la marche du 8 mars 1990) et des textes d’Awel Haouati et de la sociologue Feriel Lalami.

Première publication du collectif Archives des luttes des femmes en Algérie, elle a été produite en 2022 dans le cadre de la participation du collectif à documenta 15 (Kassel, Allemagne), avec son soutien. Lancée en 2019, Archives des luttes des femmes en Algérie est une initiative indépendante visant à constituer une archive numérique en libre accès de documents relatifs aux collectifs et associations féministes algériennes, principalement depuis l’indépendance du pays en 1962.

Notre monde brûle – Our word is burning

A political view of international contemporary creation seen from the Gulf region, where wars and diplomatic tensions have constantly determined the history of the early 21st century.

The title refers to human dramas caused by successive conflicts in this region, as well as ecological crises and environmental catastrophes such as destructive forest fires globally. Fire symbolizes both danger and « the powerful democratic impetus experienced in this region since the Arab Springs. » The exhibition affirms that artworks can intervene by adopting positions when confronted with global disorder, with fire also representing « the intensity of artistic creation. »

NEWSLETTER

Chaque mois, prenez le temps d’embrasser quelques minutes de réconfort avec les productions culturelles du monde arabe et maghrébin, présentées par la newsletter du mat3amclub !