Colonial Toxicity: Rehearsing French Radioactive Architecture and Landscape in the Sahara

Between 1960 and 1966, the French colonial regime detonated four atmospheric atomic bombs, thirteen underground nuclear bombs and conducted other nuclear experiments in the Algerian Sahara, whose natural resources were being extracted in the process. This secret nuclear weapons programme, whose archives are still classified, occurred during and after the Algerian Revolution, or the Algerian War of Independence (1954–1962).

The publication brings together nearly six hundred pages of materials documenting this violent history of France’s nuclear bomb programme in the Algerian desert. Meticulously culled together by the architectural historian from across available, offered, contraband, and leaked sources, the book is a rich repository for all those concerned with histories of nuclear weapons and engaged at the intersections of spatial, social and environmental justice, as well as anticolonial archival practices.

Le malentendu Race,classe et idenité

Les politiques de l’identité sont-elles vraiment porteuses d’une promesse d’égalité ? Pour Asad Haider, il n’en est rien. Au fil d’une analyse qui convoque tant l’héritage des mouvements révolutionnaires noirs que sa propre expérience de militant aux États-Unis, il montre que la compréhension de la race comme identité constitue une impasse pour la lutte antiraciste et, plus largement, pour les mouvements d’émancipation.

Dévoilant la fonction consolatrice du langage de l’identité et son inscription dans une vision libérale du monde, cet essai propose une mise au point essentielle sur des sujets brûlants comme la perspective séparatiste, la rhétorique des identités blessées ou les traits constitutifs de la blanchité. Il en résulte une critique résolue du paradigme de la victimisation, qui non seulement reconduit l’idéologie de la race, mais tend à naturaliser les inégalités. À ce paradigme, Haider oppose la revendication d’une universalité insurgée : celle qui advient quand est mise en acte une pensée politique réclamant la liberté pour tous.

Decolonizing Methodologies Research and Indigenous Peoples

From the vantage point of the colonized, the term ‘research’ is inextricably linked with European colonialism; the ways in which scientific research has been implicated in the worst excesses of imperialism remains a powerful remembered history for many of the world’s colonized peoples. Here, an indigenous researcher issues a clarion call for the decolonization of research methods.

The book is divided into two parts. In the first, the author critically examines the historical and philosophical base of Western research. Extending the work of Foucault, she explores the intersections of imperialism, knowledge and research, and the different ways in which imperialism is embedded in disciplines of knowledge and methodologies as ‘regimes of truth’. Providing a history of knowledge from the Enlightenment to Postcoloniality, she also discusses the fate of concepts such as ‘discovery’, ‘claiming’ and ‘naming’ through which the west has incorporated and continues to incorporate the indigenous world within its own web.

The second part of the book meets the urgent need for people who are carrying out their own research projects, for literature which validates their frustrations in dealing with various western paradigms, academic traditions and methodologies, which continue to position the indigenous as ‘Other’. In setting an agenda for planning and implementing indigenous research, the author shows how such programmes are part of the wider project of reclaiming control over indigenous ways of knowing and being.

Exploring the broad range of issues which have confronted, and continue to confront, indigenous peoples, in their encounters with western knowledge, this book also sets a standard for truly emancipatory research. It brilliantly demonstrates that « when indigenous peoples become the researchers and not merely the researched, the activity of research is transformed. »

Les subalternes peuvent-elles parler ?

Parce qu’elles ont contribué à dénoncer la domination de la pensée occidentale, les subaltern studies demeurent depuis les années 1980 une source intarissable de controverses.

À cet égard, la réponse négative apportée au titre de cet ouvrage – Les Subalternes peuvent-elles parler ? – est riche d’enseignements. Prenant à contrepied l’eurocentrisme du récit occidental, Spivak nous montre qu’il est impossible d’analyser l’histoire de l’oppression des femmes sans prendre en compte les logiques impérialistes qui l’ont façonnée.

Ce classique de la philosophie contemporaine s’attache à mettre en lumière le récit des dominés. Spivak expose la difficulté que rencontrent les subalternes à être considérées comme sujets de leurs propres actes. Ce petit livre, jalon de la réappropriation du passé colonial par les intellectuels du Sud, constitue une contribution majeure au renouvellement des sciences humaines.

Le corps d’execption LES ARTIFICES DU POUVOIR COLONIAL ET LA DESTRUCTION DE LA VIE

À l’époque coloniale, le corps indigène est soumis à un état d’exception permanent. Ce procédé est au cœur de l’institution de l’indigénat. Sur le plan juridique et politique, le sénatus-consulte rend le droit musulman et les coutumes des colonisés incompatibles avec la moralité républicaine, tandis que sur le plan culturel, le colonisé est représenté comme indigne de la qualité de citoyen – bien qu’il soit membre de la nation française. Inclus en tant qu’exclu, il se trouve assujetti à un régime légal qui établit au cœur de l’État de droit une suspension du principe d’égalité.

Cette exception juridique et politique n’a toutefois pas disparu avec la décolonisation, comme le montre la fréquence des crimes policiers dans les quartiers populaires ou le caractère xénophobe et répressif des lois successives sur l’immigration. Les représentations discriminantes demeurent vivaces dans la société française d’aujourd’hui, et la violence institutionnalisée s’abat depuis des décennies sur les populations issues des anciennes colonies. Le Corps d’exception fait la démonstration implacable de cette continuité.

Everything Passes Except the Past Decolonizing Ethnographic Museums, Film Archives, and Public Space

Everything Passes Except the Past takes an artistic and discursive approach to coming to grips with a colonial past that remains present in museums, public space, and image archives. The contributions in this book propose visionary theoretical, practical, and ethical foundations for future museums based on artistic and curatorial remediation of ethnographic collections. They also cover the role of colonial films in our collective and national memory, as well as the challenges and perspectives of tearing down or replacing monuments and renaming streets.

Living with Ghosts A Reader, Writings on coloniality, Decoloniality, Hauntology, and Contemporary Art

Living with Ghosts: A Reader explore les manières dont les traumatismes coloniaux non résolus de l’Afrique et son projet inachevé de décolonisation hantent l’ordre mondial actuel, en proposant des textes republiés de théoriciens majeurs des XXe et XXIe siècles ainsi que des essais inédits commandés à certains des principaux artistes et écrivains d’aujourd’hui.

Le recueil développe ces idées complexes à travers des approches philosophiques, historiques et littéraires. Des textes réimprimés de penseurs tels qu’Achille Mbembe, C.L.R. James et Sabelo J. Ndlovu-Gatsheni explorent les expériences historiques de la postcolonie africaine et les problématiques de la décolonisation. Des méditations sur des artistes tels que John Akomfrah et Abraham Oghobase offrent des portes d’entrée engageantes sur leur travail. Figure également une conversation entre Bouchra Khalili et KJ Abudu.

S’inspirant de la théorisation d’Achille Mbembe sur la « postcolonie » africaine, de la notion de « hantologie » de Jacques Derrida et du travail de Sylvia Wynter sur la « colonialité de l’être », Living with Ghosts porte une attention critique aux fantômes, esprits et spectres qui abondent dans les calamités modernes du devenir historique de l’Afrique.

Malaise dans la décolonisation – Terres éparses et îles noires

Un essai qui approfondit intellectuellement les sillons historiquement tracés des aberrations coloniales, croisant la science politique, la philosophie, l’anthropologie et la psychanalyse.

Les aberrations coloniales ne se sont pas évaporées. Leurs empreintes et leurs recompositions s’observent, aujourd’hui encore, un peu partout dans le monde. Leurs conséquences sont patentes. Au Nord et au Sud. L’existence sociale des Kanak de Nouvelle-Calédonie s’est-elle véritablement et profondément améliorée ? Qu’est-ce qui, en Haïti, hante encore ses citoyens ?

De telles questions, et bien d’autres, s’inscrivent ici à l’intérieur d’une réflexion autour de quelques notions contemporaines : colonialité, décolonisation, restitution, collection, race, réparation. Ces concepts éclairent les enjeux personnels et collectifs de celles et ceux qui, actuellement, vivent la dépossession et la déprivation. En invaincus. Malaise dans la décolonisation explore la pluralité de ces expériences et les changements qu’elles appellent.

Comparing Postcolonial Diasporas

Cet ouvrage collectif rassemble des intellectuels de plusieurs disciplines et ouvre un nouveau terrain dans les études sur les diasporas postcoloniales, en dépassant le biais anglophone de la recherche existante grâce à l’examen de liens comparatifs entre les contextes culturels anglophones, francophones, hispaniques et néerlandophones.

Le recueil édité réfléchit de manière critique aux diasporas postcoloniales et examine à la fois les apports et les limites des termes « postcolonial » et « diaspora », ainsi que les problèmes et possibilités qu’ils présentent pour les travaux futurs en sciences humaines, en réunissant des intellectuels de premier plan et émergents travaillant dans les domaines des études culturelles, de l’histoire, de l’analyse littéraire, des langues modernes, de la sociologie et des études visuelles.

L’ouvrage examine à la fois les apports et les limites de la recherche existante sur les diasporas postcoloniales tout en développant de nouveaux paradigmes théoriques pluridisciplinaires, en explorant une variété de localisations géographiques, notamment l’Europe, les Amériques, le Pacifique et le Moyen-Orient, divisées en trois sections principales : « Découvrir l’Europe », « Nostalgie et désir du pays », et « Contextes diasporiques comparatifs ».

This Bridge Called My Back

This Bridge Called My Back: Writings by Radical Women of Color est une collection littéraire féministe d’essais, de textes en prose, de poèmes et de transcriptions sur les expériences des femmes de couleur et des femmes du Tiers-Monde, principalement dans un contexte états-unien. Publié pour la première fois en 1983 et lauréat du Before Columbus Foundation American Book Award en 1986, ce recueil a été un ajout important à la voix grandissante des peuples réduits au silence, en particulier les femmes de couleur.

Les deux Chicanas voulaient initialement que le livre soit une réponse au racisme des féministes blanches, mais il est devenu le reflet des conversations que les femmes de couleur avaient à l’époque concernant le féminisme. This Bridge a été écrit et publié en partie en réponse au mouvement des femmes exclusif, blanc et de classe moyenne de l’époque. Cherríe Moraga et Gloria Anzaldúa, toutes deux Chicanas, lesbiennes et universitaires féministes, ont vécu directement le racisme et le tokénisme du mouvement des femmes et ont été motivées à tendre la main à d’autres femmes du Tiers-Monde pour produire ce livre.

Le livre comprend des essais personnels, de la poésie, des arts visuels et des témoignages, illustrant les diverses intersections de race, classe, genre et sexualité. This Bridge est divisé en six sections, qui commencent par les parcours des autrices (qui les ont conduites au féminisme du Tiers-Monde) et culminent dans les visions et objectifs globaux que ces différentes femmes ont pour l’avenir. L’ouvrage aborde les intersections d’identité et d’oppression qui déplacent radicalement le discours féministe.

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