Kiffe Kiffe hier ?

Entre son fils qui illumine sa vie et ses ex-beaux-parents racistes, Doria essaie de garder le bon cap. Autour d’elle il semblerait que le projet de bâtir un monde meilleur ne soit plus à l’ordre du jour. Il faudra s’y faire. Il lui reste l’amour de la vie, une infatigable tendresse pour le genre humain et le meilleur atout pour faire face aux aléas de l’existence : un humour imparable.

Kiffe Kiffe demain ?

Fictions & Romans

Doria a 15 ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan depuis que son père est parti un matin dans un taxi gris trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ca, chez Doria, ça s’appelle le mektoub, le destin : « Ca veut dire que quoi que tu fasses, tu te feras toujours couiller. » Alors autant ne pas trop penser à l’avenir et profiter du présent avec ceux qui l’aiment ou font semblant. Sa mère d’abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil de sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité qui l’a connue alors qu’elle était « haute comme une barrette de shit ». Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des porte-jarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle parfaitement manucurées. Nabil le nul qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l’épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. Il se mariera sans les inviter? Peu importe, « Maman et moi on s’en fout de pas faire partie de la jet-set ».
Kiffe kiffe demain est d’abord une voix, celle d’une enfant des quartiers. Un roman plein de sève et d’humour.

L’Eden à l’aube

Alors qu’un étrange vent de sable ensevelit le pays, deux hommes se croisent chez tante Fátima. Dans Jérusalem, ville labyrinthe, on se séduit chaque nuit en imaginant des histoires de jinns, de lions et de chevaliers.
En cette saison démoniaque, Gabriel et Isaac s’aiment, se perdent et se retrouvent, puis décident, en dépit du sable et des checkpoints, de partir en vacances… Mais n’est-ce pas un projet fou dans un pays morcelé ?
De Jérusalem à Jéricho, puis au mystérieux village où l’on oublie de mourir, jusqu’aux piscines de Salomon, c’est une aventure amoureuse, une recherche de lumière et de liberté…

Les Désorientés

Dans ce roman, l’auteur puise largement dans sa propre jeunesse avec des amis aspirant à un monde meilleur. Les protagonistes, inséparables dans leur jeunesse, se retrouvent à l’occasion du décès de l’un d’eux après s’être dispersés géographiquement et émotionnellement. Certains sont restés dans leur pays natal tandis que d’autres ont émigré vers les États-Unis, le Brésil ou la France. Leurs chemins divergents les ont menés en des directions très différentes, les laissant avec seulement des souvenirs partagés et une nostalgie du passé.

Préliminaires pour un verger futur

Trois histoires d’amour autour de la Palestine d’aujourd’hui, de ses légendes et de son futur. De Shanghaï à Jérusalem, de Gaza à Bombay, chacun des personnages de ces nouvelles tente, loin de la terre natale ou de la langue maternelle interdite, de forger ses propres récits.
Karim Kattan écrit ici, dans une modernité affirmée, des textes denses et intimes. Sa voix talentueuse annonce une nouvelle génération d’auteurs palestiniens.

What’s ours

Cette monographie présente pour la première fois le travail de la jeune photographe beyrouthine Myriam Boulos, nominée au sein de l’agence Magnum. Elle pose un regard sans concession sur la révolution qui a commencé au Liban en 2019 avec des manifestations contre la corruption gouvernementale et l’austérité, pour culminer avec les conséquences de l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth en août 2020. Elle représente la jeunesse bouillonante de son pays, ses amis et sa famille avec une énergie brute et une approche intime, dans la joie et la colère. Myriam Boulos fait du corps dans l’espace public un motif puissant face à la négligence et à la violence de l’État. De son approche de la photographie, elle déclare : « C’est plus un besoin qu’un choix. Je suis obsédée par les choses et je ne sais pas comment gérer ces obsessions autrement que par la photographie. »

Beyrouth sur Seine

Lorsque le narrateur décide de questionner ses parents sur leur pays d’origine, le Liban, il ne sait pas très bien ce qu’il cherche. La vie de ses parents ? De son père, poète-journaliste tombé amoureux des yeux de sa femme des années auparavant ? Ou bien de la vie de son pays, ravagé par des années de guerre civile ?
Alors qu’en 1975 ses parents décident de vivre à Paris pendant deux ans, le Liban sombre dans un conflit sans fin. Comment vivre au milieu de tout cet inconnu parisien quand tous nos proches connaissent la guerre, les attentats et les voitures piégées ? Déambuler dans la capitale, préparer son doctorat, voler des livres chez Gibert Jeune semble dérisoire et pourtant ils resteront ici, écrivant frénétiquement des lettres aux frères restées là-bas, accrochés au téléphone pour avoir quelques nouvelles. Très vite pourtant la guerre pénètre le tissu parisien : des bombes sont posées, des attentats sont commis, des mots comme « Palestine », « organisation armée », « phalangistes » sont prononcés dans les JT français.
Les années passent, le conflit politique continue éternellement de s’engrener, le Liban et sa capitale deviennent pour le narrateur un ailleurs dans le quotidien, un point de ralliement rêvé familial. Alors il faut garder le lien coûte que coûte notamment à travers ces immenses groupes de discussion sur WhatsApp. Le Liban, c’est la famille désormais.

Images de l’exil

Venues de très loin, certaines images ont durablement façonné notre imaginaire : celles de l’exilé, du réfugié ou encore du migrant, participent de cette structuration et font ainsi partie de notre patrimoine mental. Leur diffusion fut assurée par les contes et les légendes, par les chants, les prières et les comptines mais aussi par des représentations visuelles qui, au fil du temps, en ont précisé les contours. Les religions ont fourni les récits nécessaires pour que s’édifie une puissante iconographie de l’exil. Adam et Ève chassés du Paradis, La Fuite en Égypte, L’Exode, sont autant d’exemples que Duccio, Giotto, Masaccio ou Fra Angelico… vont peindre sur les murs des églises ou des monastères.
Dans la folle accélération qui caractérise les temps modernes, émerge une iconographie considérable de la fuite, de l’errance et de l’exclusion, provoquées par les guerres, les régimes de terreur ou la pénurie. Les peintres et les photographes, de Marc Chagall à Robert Capa, s’emparent du sujet et accueillent dans leurs œuvres ces « rayés de l’histoire » au destin aussi incertain qu’éprouvant. Les vidéos et les installations de nombreux artistes contemporains interrogent très opportunément aujourd’hui un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Mona Hatoum, Francis Alÿs, Kimsooja, Adrian Paci, Mohamed Bourouissa, Barthélémy Toguo, Zineb Sedira… et bien d’autres encore, produisent des œuvres riches de sens dans lesquelles les notions de frontières et d’identité font l’objet d’un traitement qui peut fluctuer entre le documentaire et le récit fictionnel et poétique.

Read the room #2

Mophradat’s biennial festival Read the Room returns for a second time to Kaaitheater. The festival is an experimental place filled with desires and projections but the future it presumes is for many today inconceivable as a time and place to come. Nonetheless, by coming together for three distinct evening programmes, the festival claims an emotional gathering space – where visual artists, performers, musicians, and writers come together to make work with each other and with audiences to navigate and locate shared memories, feelings, and words.

Mophradat creates opportunities for artists from the Arab world through an inventive approach to funding, commissioning, collaborating, and gathering.

These are tools of the present

Cette publication comprend une série d’entretiens avec des artistes, musiciens et écrivains contemporains qui dialoguent avec Beyrouth et le Caire .
Sans prétendre offrir un aperçu des scènes artistiques de ces villes, cet ouvrage esquisse une vision de la manière dont les artistes envisagent ce que signifie être actif dans le contexte de ces villes. Il offre un aperçu des circonstances qui ont structuré l’histoire de ces artistes et des influences souvent accidentelles qui ont façonné la manière dont leurs pratiques se sont développées.
These are the tools of the present est publié à l’occasion de Meeting Points 8, « Both Sides of the Curtain ». Meeting Points est un événement international multidisciplinaire d’art contemporain qui prend le monde arabe comme point de départ pour poser des questions sur l’art. Meeting Points tente d’imaginer et d’interroger des modèles de production et de présentation de l’art contemporain, développés à travers la recherche curatoriale dans le monde arabe.

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