Le sang des promesses Tome 1 Littoral,

En apprenant la mort de son père inconnu, l’orphelin Wilfrid décide de lui offrir une sépulture dans son pays natal. Commence alors un voyage au bout de la nuit qui le conduit vers un monde dévasté par les horreurs de la guerre, où les cimetières sont pleins, où les proches de cet homme rejettent sa dépouille, qui terminera son périple dans les bras de la mer. À travers les rencontres douloureuses, Wilfrid entreprend de retrouver le fondement même de son identité.

Mouawad, Wajdi, Le sang des promesses Tome 2 Incendies,

Lorsque le notaire Lebel fait aux jumeaux Jeanne et Simon Marwan la lecture du testament de leur mère Nawal, il réveille en eux l’incertaine histoire de leur naissance : qui donc fut leur père, et par quelle odyssée ont-ils vu le jour loin du pays d’origine de leur mère ? En remettant à chacun une enveloppe, destinées l’une à ce père qu’ils croyaient mort et l’autre à leur frère dont ils ignoraient l’existence, il fait bouger les continents de leur douleur.

Mouawad, Wajdi, Le sang des promesses Tomes 4 Ciel,

Ciels clôt en contrepoint la tétralogie du Sang des promesses, après Littoral, Incendies et Forêts. Six personnages enfermés dans un lieu secret tentent de résoudre, grâce à des moyens technologiques ultrasophistiqués d’écoute et d’espionnage, une énigme liée à un attentat terroriste en préparation. Mais, tandis qu’ils tentent de sauver le monde, ils sont confrontés à leur propre vie privée puisque, ne pouvant en aucun cas dévoiler où ils se trouvent ni pour combien de temps, ils voient s’effriter peu à peu la trame de leur propre quotidien.

Brouillons Amoureux

À travers ses Brouillons, Souad Labbize ciselle sa langue d’exil pour dire l’universel du sentiment amoureux.

Mouawad, Wajdi, Le sang des promesses Tomes 3 Forêts,

Après « Littoral » et « Incendies », Mouawad continue son exploration du thème de l’héritage inconscient à travers des histoires croisées, portraits inattendus d’une descendance en décomposition. De 1917 à nos jours, « Forêts » dépeint un monde épileptique où les hommes reproduisent les déchirures de leurs ancêtres.

Traité du tout monde

Le Traité du tout-monde est le quatrième volume de la série Poétique d’Édouard Glissant. L’œuvre s’articule autour de deux concepts philosophiques clés : le Chaos-monde, « le choc de tant de cultures qui s’embrasent, se repoussent, disparaissent, subsistent pourtant, s’endorment ou se transforment, lentement ou à la vitesse de la foudre », et la Poétique de la Relation, manière d’imaginer l’incompréhensible totalité d’un tel chaos-monde, tout en nous permettant d’en saisir quelque détail et de chanter notre lieu, insondable et irréversible.

Parmi les concepts principaux de Glissant figure celui de la créolisation, décrite comme « un processus sans arrêt qui mélange la matière du monde, qui joint et change les cultures des humanités d’aujourd’hui », caractérisée par l’imprévisibilité des créations qu’elle engendre.

Le Traité du Tout-Monde, malgré son titre peut-être ironique, ne propose aucun système et n’est pas didactique, ni ne se limite à énoncer des concepts exaltants. L’essai est axé sur la théorie, traitant de « la connaissance et l’éclaircissement de l’inextricable (lieux, paysages, moments), puis la réflexion qui extrait ce qui peut être traité de l’inextricable ».

Le Fou de Laylâ

Sous le nom de Majnûn (le Fou) se cache un jeune homme qui n’a peut-être jamais existé. Car à ce sujet, histoire et légende sont inextricablement mêlées : l’histoire rapporte qu’au désert d’Arabie, dans la seconde moitié du VIIe siècle, circulent des poèmes chantant un amour parfait et impossible. Leurs auteurs, sous divers noms, se veulent, d’une tribu à l’autre, les meilleurs dans le genre, et pour avoir vécu cet amour, et pour le dire.

La légende, elle, évoque un jeune homme, Qays, qui tombe amoureux de sa cousine Laylâ. Alors que rien ne devrait s’opposer à leur mariage, Qays, poète, décide de chanter son amour à tous vents, enfreignant ce faisant une règle majeure du code bédouin. Dès lors, tout s’enchaîne : le refus de la famille, le mariage forcé de Laylâ, Qays sombrant dans la folie et allant vivre avec les bêtes du désert, sa mort enfin, d’épuisement et de douleur.

Homme de chair et de sang ou personnage inventé, Majnûn, de tous les poètes qui ont chanté l’amour dans l’Arabie de ce temps, est sans doute le plus grand.

Cahier d’un retour au pays natal

Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n’est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l’audience comme la pénétrance d’une guêpe apocalyptique. Et la voix prononce que l’Europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences, car il n’est point vrai que l’oeuvre de l’homme est finie que nous n’avons rien à faire au monde que nous parasitons le monde qu’il suffit que nous nous mettions au pas du monde mais l’oeuvre de l’homme vient seulement de commencer et il reste à l’homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu’à fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite.

L’Apocalypse Arabe

POÉSIE & THÉÂTRE

Réédition d’un livre majeur de la poète et peintre Etel Adnan, publié pour la première fois en 1980, dont elle avait entamé l’écriture en janvier 1975 à Beyrouth – quelques mois avant le début de la guerre civile au Liban. Évocation lyrique du parcours d’un soleil, L’Apocalypse arabe est aussi un journal de cette guerre, qu’Etel Adnan suit depuis Paris où elle fuit en juillet 1975. Au milieu des mots surgissen des signes, des glyphes, des dessins, qui sont “le signe d’un trop-plein d’émotion, un écho, une résonance d’un mot écrit ou bien une pensée non aboutie, imprononçable.”

La Terre nous est étroite et autres poèmes

Poésie

Né en 1941 à Birwa, près de Saint-Jean-d’Acre, Mahmoud Darwich est considéré comme l’un des plus grands poètes arabes contemporains. De Damas à Casablanca, sa parole déplace littéralement les foules lors de récitals qui se donnent souvent dans des stades archicombles.
Ce volume est sa première anthologie personnelle, avec de nombreux textes inédits.
Un tel parcours, dans une œuvre qui prolonge les mythes du Proche Orient ancient mais aussi les grandes odes de l’Arabie anté-islamique, révèle un poète d’exception qui sait spontanément se situer au croisement de l’expérience individuelle la plus intime et de la mémoire collective.
Mahmoud Darwich est la voix de la Palestine. Il est celui qui a forgé les chants de l’exil, celui qui a dit le temps suspendu et dessiné les rêves, les regrets, les désirs d’une identité irréductible. Il est aussi celui qui renouvelle tous les thèmes enracinés dans la langue arabe, usant de ce que l’on peut appeler une modernité harmonieuse, qui ne rompt pas avec la tradition, mais y puise juste assez d’énergie pour s’octroyer de nouveaux espaces : des espaces libres où la douleur se change en joie, et l’amour codifié en amour inspiré, sensuel, fervent.

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