Arabofuturs – Art, science-fiction et nouveaux imaginaires

ARABOFUTURS invite à rentrer de plain-pied dans le monde onirique de l’anticipation arabe. Cet ouvrage ouvre la porte vers de nouvelles formes d’inconnu et témoigne de la richesse esthétique, intellectuelle et narrative de la science-fiction dans le monde arabe et ses diasporas. Il accompagne l’exposition éponyme qui présentera plus de 20 artistes vidéastes, plasticiens, performeurs, qui renouvellent les perspectives, redéfinissent les identités et cherchent à offrir des nouveaux possibles au réel.Mondialisation, modernité, écologie, migrations, genre et décolonisation sont quelques-uns des sujets de prédilection de cette scène dans laquelle les artistes utilisent des motifs de la science-fiction ou du fantastique pour remettre en cause les certitudes et les acquis. Au-delà de la présentation des œuvres exposées et de la démarche artistique de chacun, cet ouvrage est une introduction aux recherches les plus actuelles sur les créations SF et les nouvelles narrations présentes dans tous les champs de l’art et portées par les artistes de culture arabe. Des chercheurs et des universitaires francophones, anglophones et arabophones, spécialistes des sciences sociales, de linguistique, de littérature, de cinéma ou d’arts plastiques, de culture classique autant que contemporaine, ont été convié à écrire des textes qui viennent éclairer cette tendance forte et peu connue en France de l’art contemporain arabe.

Décolonisons les arts

À l’initiative du collectif « Décoloniser les arts », Leila Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Vergès analysent, avec quinze artistes, la colonialité à l’œuvre dans le monde des arts et de la culture en France et proposent des pistes pour une décolonisation des formations, des institutions et des contenus.
Décolonisons les arts !, vaste et passionnant objectif, est abordé à partir de pratiques et de textes critiques qui étudient l’absence de formes de narrations prenant à rebours le récit national.
L’ouvrage est une invitation à ouvrir le regard et à prêter l’oreille à la transversalité des récits, un appel à se rassembler pour transformer le champ culturel et artistique où la décolonisation vise à l’émancipation créatrice et à une nécessaire et urgente transformation du monde.
Aux côtés des directrices d’ouvrage ont contribué à ce volume les artistes : Kader Attia, Marine Bachelot Nguyen, Rébecca Chaillon, Myriam Dao, Eva Doumbia, Daïa Durimel, Karima El Kharraze, Amandine Gay, Mohamed Guellati, D’ de Kabal, Hassane Kassi Kouyaté, Jalil Leclaire, Olivier Marboeuf, Pascale Obolo et Sandra Sainte Rose Fanchine.

De la violence coloniale dans l’espace public. Visite du Triangle de la Porte Dorée à Paris

« Paris “capitale romantique”, “capitale de l’amour” a été, entre le XVe et le XXe siècles, la capitale d’un empire colonial, esclavagiste et post-esclavagiste. Inévitablement, les pouvoirs successifs ont voulu exhiber ce qui faisait leur gloire et, inévitablement, du fait de la structure masculine et raciale du pouvoir, bâtiments et monuments ont été conçus pour mettre en scène l’esprit de conquête, le patriarcat, l’oppression et l’expansion. »

Ce guide décolonial nous emmène du côté de la porte Dorée, à Paris, visiter un « triangle colonial » composé de trois monuments qui offrent un condensé de l’histoire coloniale, culturelle, économique, raciale et politique de la France.

Ce triangle comprend le bâtiment du Musée national de l’histoire de l’immigration, ex-musée des Colonies inauguré à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931, dont l’immense bas-relief met en scène, « l’air de rien », l’économie extractiviste basée sur l’esclavage et le travail forcé dans les colonies. Face au musée, le deuxième sommet du triangle est le monument à la mission Marchand qui, depuis les années 1970, fait régulièrement l’objet d’actions anti-colonialistes allant du tag au plastiquage. Le dernier sommet révèle quant à lui « La France apportant la paix et la prospérité aux colonies » sous les traits de la déesse Athéna.

S’inspirant des bases d’une pédagogie critique explorée par les universités de Décoloniser les arts (DLA), cet ouvrage revient sur les débats et les luttes menées à travers le monde autour de statues, célébrant esclavagistes et colonialistes, « au pied desquelles le pouvoir dépose des gerbes de fleurs. »

Accompagné d’une riche sélection d’images d’archives et ponctué par les interventions visuelles de l’artiste Seumboy Vrainom :€, Françoise Vergès nous livre ici un texte incisif qui propose une nouvelle manière d’aborder la ville.

Decolonizing Art Book Fairs

Can we decolonize art book fairs? Can we decentralize knowledge and deconstruct privilege in our contexts? Decolonizing Art Book Fairs aims to rethink through the existing and speculative frameworks of organizational practice in the art book fairs. This workbook attempts to introduce new narratives and help deconstruct the frontiers between north(s) and south(s), putting an emphasis on practitioners and initiatives from the African continent and diaspora. A workbook with (primarily newly commissioned) texts and interviews.

Racisme et jeu vidéo

En 2007, le monde du jeu vidéo est secoué par une violente polémique au sujet du jeu vidéo Resident Evil 5. Ce dernier est accusé de faire commerce du racisme, en invitant à se glisser dans la peau d’un américain blanc body-buildé, missionné dans une région africaine anonyme, et tuant des dizaines d’hommes et de femmes noires présentées comme de dangereux zombies infectés du virus T. Depuis, la communauté des joueurs et joueuses de jeux vidéo interpelle régulièrement les créateurs
et créatrices des jeux sur les questions du racisme et du sexisme.

Productive Archiving. Artistic Strategies, Future Memories and Fluid Identities

Art contemporain

Productive Archiving discusses a variety of problems of archival organizations. It mainly focuses on the following three issues that are usually overlooked: first, the question of inclusion in or exclusion from the archive; second, the loss of individuality in the archive, the danger of homogenization; and third, that archiving may become a form of pigeonholing, boxing specific identities into a confined space.

Avoiding the archive because of these problems is not an option, because archival organization is a basic symbolic mode on the basis of which we organize our lives, the past, the present and the future. What this book suggests is that it is best to explore constructive and creative solutions for these problems. Especially artistic archives seem to be able to develop these possible solutions, because they offer speculative, unexpected ways to order, select, and narrate specific information, and bring about new connections and archival organizations.

Co-Création

Co-Création est une publication plurielle inscrite dans une recherche sur les pratiques artistiques en co-création engagées dans le champ social, menée depuis 2013 par Céline Poulin (directrice du CAC Brétigny) et Marie Preston (artiste et enseignante-chercheuse à l’université Paris 8) avec la participation de Stéphanie Airaud (responsable des publics et de l’action culturelle au MAC VAL). Elle s’est développée en appui sur trois journées d’études au MAC VAL et au CAC Brétigny, d’un séminaire du master Média Design Art Contemporain de Paris 8 à la Villa Vassilieff et d’une exposition au CAC Brétigny.

Présences arabes : Art moderne et décolonisation, Paris 1908-1988

Au cours du XXe siècle, avec l’implantation d’écoles des Beaux-Arts « à la française » comme modèle académique, de Damas à Bagdad, en passant par Le Caire et Alger, de nombreux artistes issus de ces grandes villes tentent d’émerger. Grâce aux bourses d’études, la plupart séjournent à Paris et certains s’y installent. D’autres connaissent des itinéraires multiples, entre destins nationaux et art en exil, transits momentanés ou perpétuels.

Il se forme ainsi à Paris un foyer de modernités cosmopolites mais marginales, dont cet ouvrage révèle l’histoire, de 1908 à 1987, en quatre grands chapitres chronologiques s’efforçant de raconter les trajectoires de plus d’une centaine d’artistes de pays arabes ou nord-africains (Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Syrie et Tunisie).

Réunissant un grand nombre d’œuvres et de documents d’archives, cet ouvrage se propose de cartographier l’ensemble de ces échanges entre Paris et les modernités arabes et de raviver une histoire de l’art jusqu’ici très peu documentée.

Programme de désordre absolu. Décoloniser le musée

Le musée occidental est un champ de bataille – idéologique, politique et économique. Si à peu près tout le monde veut aujourd’hui « repenser le musée », peu ont pourtant l’audace d’interroger les présupposés mêmes du musée universel, produit des Lumières et du colonialisme, d’une Europe qui se présente comme la gardienne du patrimoine de l’humanité tout entière.

En arpentant l’histoire du Louvre, en discutant les impasses de la représentation de l’esclavage, en examinant des tentatives inabouties de subvertir l’institution muséale, Françoise Vergès esquisse un horizon radical : décoloniser le musée, c’est mettre en œuvre un « programme de désordre absolu », inventer d’autres manières d’appréhender le monde humain et non humain qui nourrissent la créativité collective et rendent justice et dignité aux populations qui en ont été dépossédées.

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