Identités et cultures 2

Ce second volume d’anthologie des textes de Stuart Hall – pionnier des cultural studies et figure majeure de la pensée critique – porte sur les conditions d’émergence de la différence et en interroge les usages politiques. Il rend compte des processus de formation et transformation des identités, démontant les mécanismes de racialisation et exposant les ressorts de la politique identitaire. Foncièrement constructivistes, intersectionnels avant la lettre, ces écrits donnent à penser le caractère contextuel et instable de toute identité et les modalités d’articulation des rapports sociaux. S’ils soulignent avec force ce qui dans l’expérience subjective déjoue les assignations, ils interrogent aussi la persistance du racisme et sa dimension structurelle. L’originalité des textes de Hall sur le racisme réside dans une approche profondément matérialiste, mais qui prend en considération la dimension discursive de la production des « différences ». Aussi étudie-t-il le rôle joué par la représentation médiatique dans la constitution de l’idéologie raciste, autant que l’importance des résistances à l’ordre visuel dominant qui régule l’apparition des groupes minorisés.

Identités et cultures 1

L’œuvre de Stuart Hall, pionnier des cultural studies et figure majeure de la pensée critique, se joue des frontières disciplinaires pour inventer de nouveaux langages de contestation. Articulant le matérialisme et le structuralisme, elle souligne l’importance de la culture comme catégorie analytique, dans un contexte de réorganisation complète de ses formes, de ses usages et de son déploiement économique. C’est en particulier la lutte idéologique qui se déploie sur le terrain de la culture que Hall nous donne à penser. Son écriture subtile, qui ne cède jamais au réductionnisme, en donne à voir toute la complexité : du rôle actif que jouent les représentations médiatiques dans la formation des identités aux conflits discursifs au travers desquels se forgent les antagonismes politiques, en passant par l’hybridité culturelle propre au « moment » postcolonial.

Decolonizing Art Book Fairs

Can we decolonize art book fairs? Can we decentralize knowledge and deconstruct privilege in our contexts? Decolonizing Art Book Fairs aims to rethink through the existing and speculative frameworks of organizational practice in the art book fairs. This workbook attempts to introduce new narratives and help deconstruct the frontiers between north(s) and south(s), putting an emphasis on practitioners and initiatives from the African continent and diaspora. A workbook with (primarily newly commissioned) texts and interviews.

L’Apocalypse Arabe

POÉSIE & THÉÂTRE

Réédition d’un livre majeur de la poète et peintre Etel Adnan, publié pour la première fois en 1980, dont elle avait entamé l’écriture en janvier 1975 à Beyrouth – quelques mois avant le début de la guerre civile au Liban. Évocation lyrique du parcours d’un soleil, L’Apocalypse arabe est aussi un journal de cette guerre, qu’Etel Adnan suit depuis Paris où elle fuit en juillet 1975. Au milieu des mots surgissen des signes, des glyphes, des dessins, qui sont “le signe d’un trop-plein d’émotion, un écho, une résonance d’un mot écrit ou bien une pensée non aboutie, imprononçable.”

Racisme et jeu vidéo

En 2007, le monde du jeu vidéo est secoué par une violente polémique au sujet du jeu vidéo Resident Evil 5. Ce dernier est accusé de faire commerce du racisme, en invitant à se glisser dans la peau d’un américain blanc body-buildé, missionné dans une région africaine anonyme, et tuant des dizaines d’hommes et de femmes noires présentées comme de dangereux zombies infectés du virus T. Depuis, la communauté des joueurs et joueuses de jeux vidéo interpelle régulièrement les créateurs
et créatrices des jeux sur les questions du racisme et du sexisme.

Productive Archiving. Artistic Strategies, Future Memories and Fluid Identities

Art contemporain

Productive Archiving discusses a variety of problems of archival organizations. It mainly focuses on the following three issues that are usually overlooked: first, the question of inclusion in or exclusion from the archive; second, the loss of individuality in the archive, the danger of homogenization; and third, that archiving may become a form of pigeonholing, boxing specific identities into a confined space.

Avoiding the archive because of these problems is not an option, because archival organization is a basic symbolic mode on the basis of which we organize our lives, the past, the present and the future. What this book suggests is that it is best to explore constructive and creative solutions for these problems. Especially artistic archives seem to be able to develop these possible solutions, because they offer speculative, unexpected ways to order, select, and narrate specific information, and bring about new connections and archival organizations.

Frantz Fanon

Etudes postcoloniales et décoloniales

Frantz Fanon, né à la Martinique en 1925, mort à Washington en 1961, psychiatre et militant anticolonialiste, a laissé une œuvre qui, un demi-siècle plus tard, conserve une étonnante actualité et connaît un rayonnement croissant dans le monde entier. Médecin-chef à l’hôpital psychiatrique de Blida (Algérie) à partir de 1953, il est confronté aux effets de la situation de  » déshumanisation systématisée  » dont sont victimes les  » indigènes « . Cela le conduit très vite à rejoindre le combat du Front de libération nationale qui a engagé en novembre 1954 la  » guerre de libération  » de l’Algérie. Deux ans plus tard, il démissionne de son poste et rejoint le FLN à Tunis, où il collabore au journal El Moudjahid, avant d’être emporté, le 6 décembre 1961, par une leucémie à l’âge de trente-six ans.
Sa trajectoire fulgurante est marquée par la publication de trois livres majeurs : Peau noire, masques blancs (Seuil, 1952), L’An V de la révolution algérienne (Maspero, 1959), Les Damnés de la terre (Maspero, 1961). Et en 1964, François Maspero publie un recueil de certains de ses textes politiques, sous le titre Pour la révolution africaine. Ce sont ces quatre ouvrages que réunit ce volume, complété par une préface de l’historien Achille Mbembe et une introduction de la philosophe Magali Bessone.

Co-Création

Co-Création est une publication plurielle inscrite dans une recherche sur les pratiques artistiques en co-création engagées dans le champ social, menée depuis 2013 par Céline Poulin (directrice du CAC Brétigny) et Marie Preston (artiste et enseignante-chercheuse à l’université Paris 8) avec la participation de Stéphanie Airaud (responsable des publics et de l’action culturelle au MAC VAL). Elle s’est développée en appui sur trois journées d’études au MAC VAL et au CAC Brétigny, d’un séminaire du master Média Design Art Contemporain de Paris 8 à la Villa Vassilieff et d’une exposition au CAC Brétigny.

Présences arabes : Art moderne et décolonisation, Paris 1908-1988

Au cours du XXe siècle, avec l’implantation d’écoles des Beaux-Arts « à la française » comme modèle académique, de Damas à Bagdad, en passant par Le Caire et Alger, de nombreux artistes issus de ces grandes villes tentent d’émerger. Grâce aux bourses d’études, la plupart séjournent à Paris et certains s’y installent. D’autres connaissent des itinéraires multiples, entre destins nationaux et art en exil, transits momentanés ou perpétuels.

Il se forme ainsi à Paris un foyer de modernités cosmopolites mais marginales, dont cet ouvrage révèle l’histoire, de 1908 à 1987, en quatre grands chapitres chronologiques s’efforçant de raconter les trajectoires de plus d’une centaine d’artistes de pays arabes ou nord-africains (Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Syrie et Tunisie).

Réunissant un grand nombre d’œuvres et de documents d’archives, cet ouvrage se propose de cartographier l’ensemble de ces échanges entre Paris et les modernités arabes et de raviver une histoire de l’art jusqu’ici très peu documentée.

La Double Absence : des illusions de l’émigrés aux souffrances de l’immigré

Sur les diasporas

L’émigration et l’immigration sont deux phénomènes aussi indissociables que le recto et le verso de la même feuille et pourtant très différents en apparence, au point qu’on croit pouvoir comprendre l’un sans connaître l’autre. Abdelmalek Sayad dévoile les contradictions inscrites dans la condition d’immigré : absent de sa famille, de son village, de son pays, et frappé d’une sorte de culpabilité inexpiable, mais tout aussi absent, du fait de l’exclusion dont il est victime, du pays d’arrivée, qui le traite comme simple force de travail. Autant de choses qui ne sont pas seulement dites dans le langage habituel de la littérature critique, mais également dans la langue que les immigrés emploient eux-mêmes pour faire part avec beaucoup d’intensité et de justesse de leur propre expérience.

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