Racisme et jeu vidéo

En 2007, le monde du jeu vidéo est secoué par une violente polémique au sujet du jeu vidéo Resident Evil 5. Ce dernier est accusé de faire commerce du racisme, en invitant à se glisser dans la peau d’un américain blanc body-buildé, missionné dans une région africaine anonyme, et tuant des dizaines d’hommes et de femmes noires présentées comme de dangereux zombies infectés du virus T. Depuis, la communauté des joueurs et joueuses de jeux vidéo interpelle régulièrement les créateurs
et créatrices des jeux sur les questions du racisme et du sexisme.

Productive Archiving. Artistic Strategies, Future Memories and Fluid Identities

Art contemporain

Productive Archiving discusses a variety of problems of archival organizations. It mainly focuses on the following three issues that are usually overlooked: first, the question of inclusion in or exclusion from the archive; second, the loss of individuality in the archive, the danger of homogenization; and third, that archiving may become a form of pigeonholing, boxing specific identities into a confined space.

Avoiding the archive because of these problems is not an option, because archival organization is a basic symbolic mode on the basis of which we organize our lives, the past, the present and the future. What this book suggests is that it is best to explore constructive and creative solutions for these problems. Especially artistic archives seem to be able to develop these possible solutions, because they offer speculative, unexpected ways to order, select, and narrate specific information, and bring about new connections and archival organizations.

Frantz Fanon

Etudes postcoloniales

Frantz Fanon, né à la Martinique en 1925, mort à Washington en 1961, psychiatre et militant anticolonialiste, a laissé une œuvre qui, un demi-siècle plus tard, conserve une étonnante actualité et connaît un rayonnement croissant dans le monde entier. Médecin-chef à l’hôpital psychiatrique de Blida (Algérie) à partir de 1953, il est confronté aux effets de la situation de  » déshumanisation systématisée  » dont sont victimes les  » indigènes « . Cela le conduit très vite à rejoindre le combat du Front de libération nationale qui a engagé en novembre 1954 la  » guerre de libération  » de l’Algérie. Deux ans plus tard, il démissionne de son poste et rejoint le FLN à Tunis, où il collabore au journal El Moudjahid, avant d’être emporté, le 6 décembre 1961, par une leucémie à l’âge de trente-six ans.
Sa trajectoire fulgurante est marquée par la publication de trois livres majeurs : Peau noire, masques blancs (Seuil, 1952), L’An V de la révolution algérienne (Maspero, 1959), Les Damnés de la terre (Maspero, 1961). Et en 1964, François Maspero publie un recueil de certains de ses textes politiques, sous le titre Pour la révolution africaine. Ce sont ces quatre ouvrages que réunit ce volume, complété par une préface de l’historien Achille Mbembe et une introduction de la philosophe Magali Bessone.

Co-Création

Co-Création est une publication plurielle inscrite dans une recherche sur les pratiques artistiques en co-création engagées dans le champ social, menée depuis 2013 par Céline Poulin (directrice du CAC Brétigny) et Marie Preston (artiste et enseignante-chercheuse à l’université Paris 8) avec la participation de Stéphanie Airaud (responsable des publics et de l’action culturelle au MAC VAL). Elle s’est développée en appui sur trois journées d’études au MAC VAL et au CAC Brétigny, d’un séminaire du master Média Design Art Contemporain de Paris 8 à la Villa Vassilieff et d’une exposition au CAC Brétigny.

Présences arabes : Art moderne et décolonisation, Paris 1908-1988

Au cours du XXe siècle, avec l’implantation d’écoles des Beaux-Arts « à la française » comme modèle académique, de Damas à Bagdad, en passant par Le Caire et Alger, de nombreux artistes issus de ces grandes villes tentent d’émerger. Grâce aux bourses d’études, la plupart séjournent à Paris et certains s’y installent. D’autres connaissent des itinéraires multiples, entre destins nationaux et art en exil, transits momentanés ou perpétuels.

Il se forme ainsi à Paris un foyer de modernités cosmopolites mais marginales, dont cet ouvrage révèle l’histoire, de 1908 à 1987, en quatre grands chapitres chronologiques s’efforçant de raconter les trajectoires de plus d’une centaine d’artistes de pays arabes ou nord-africains (Algérie, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Maroc, Palestine, Syrie et Tunisie).

Réunissant un grand nombre d’œuvres et de documents d’archives, cet ouvrage se propose de cartographier l’ensemble de ces échanges entre Paris et les modernités arabes et de raviver une histoire de l’art jusqu’ici très peu documentée.

La Double Absence : des illusions de l’émigrés aux souffrances de l’immigré

Sur les diasporas

L’émigration et l’immigration sont deux phénomènes aussi indissociables que le recto et le verso de la même feuille et pourtant très différents en apparence, au point qu’on croit pouvoir comprendre l’un sans connaître l’autre. Abdelmalek Sayad dévoile les contradictions inscrites dans la condition d’immigré : absent de sa famille, de son village, de son pays, et frappé d’une sorte de culpabilité inexpiable, mais tout aussi absent, du fait de l’exclusion dont il est victime, du pays d’arrivée, qui le traite comme simple force de travail. Autant de choses qui ne sont pas seulement dites dans le langage habituel de la littérature critique, mais également dans la langue que les immigrés emploient eux-mêmes pour faire part avec beaucoup d’intensité et de justesse de leur propre expérience.

Programme de désordre absolu. Décoloniser le musée

Le musée occidental est un champ de bataille – idéologique, politique et économique. Si à peu près tout le monde veut aujourd’hui « repenser le musée », peu ont pourtant l’audace d’interroger les présupposés mêmes du musée universel, produit des Lumières et du colonialisme, d’une Europe qui se présente comme la gardienne du patrimoine de l’humanité tout entière.

En arpentant l’histoire du Louvre, en discutant les impasses de la représentation de l’esclavage, en examinant des tentatives inabouties de subvertir l’institution muséale, Françoise Vergès esquisse un horizon radical : décoloniser le musée, c’est mettre en œuvre un « programme de désordre absolu », inventer d’autres manières d’appréhender le monde humain et non humain qui nourrissent la créativité collective et rendent justice et dignité aux populations qui en ont été dépossédées.

L’Art de perdre

Fictions & Romans

L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

L’Orientalisme : L’Orient crée par l’Occident

« L’Orient » est une création de l’Occident, son double, son contraire, l’incarnation de ses craintes et de son sentiment de supériorité tout à la fois, la chair d’un corps dont il ne voudrait être que l’esprit.

À étudier l’orientalisme, présent en politique et en littérature, dans les récits de voyage et dans la science, on apprend donc peu de choses sur l’Orient, et beaucoup sur l’Occident. C’est de ce discours qu’on trouvera ici la magistrale archéologie.

La Terre nous est étroite et autres poèmes

Poésie

Né en 1941 à Birwa, près de Saint-Jean-d’Acre, Mahmoud Darwich est considéré comme l’un des plus grands poètes arabes contemporains. De Damas à Casablanca, sa parole déplace littéralement les foules lors de récitals qui se donnent souvent dans des stades archicombles.
Ce volume est sa première anthologie personnelle, avec de nombreux textes inédits.
Un tel parcours, dans une œuvre qui prolonge les mythes du Proche Orient ancient mais aussi les grandes odes de l’Arabie anté-islamique, révèle un poète d’exception qui sait spontanément se situer au croisement de l’expérience individuelle la plus intime et de la mémoire collective.
Mahmoud Darwich est la voix de la Palestine. Il est celui qui a forgé les chants de l’exil, celui qui a dit le temps suspendu et dessiné les rêves, les regrets, les désirs d’une identité irréductible. Il est aussi celui qui renouvelle tous les thèmes enracinés dans la langue arabe, usant de ce que l’on peut appeler une modernité harmonieuse, qui ne rompt pas avec la tradition, mais y puise juste assez d’énergie pour s’octroyer de nouveaux espaces : des espaces libres où la douleur se change en joie, et l’amour codifié en amour inspiré, sensuel, fervent.

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